mercredi 21 février 2018

Invitation à la manifestation du 8 mars organisée par Femmes de diverses origines

MANIFESTATION 8 MARS 2018! FEMMES DEBOUT – contre le Capitalisme et le Patriarcat!

Déclaration de femme de diverses origines
 « Ceux qui ne bougent pas, ne remarquent pas leurs chaînes » Rosa Luxembourg, assassinée à Berlin le 15 janvier 1919.

Jeudi, 8 mars 2018 17h30-20h 
Place du 6 Décembre
Coin Côte-des Neiges (Métro Côtes-des-Neiges)
 « (Je) m’abstiendrai de retenir une seule voix, un seul fil, une seule femme exceptionnelle qui serait mon inspiration. Ce sont toutes ces femmes, leur humanité, leurs colères, leur militantisme, leur persistance et leur sens de l’humour, qui font ce chœur exceptionnel qui ne cesse de m’inspirer. » — Abby Lippmann, membre de FDO, décédée à Montréal le 26 décembre 2017.
En organisant pour la 17e année consécutive la marche de la Journée internationale des femmes le 8 mars 2018 à Montréal, nous sommes inspirées par les citations de ces femmes héroïnes, qui nous enseignent qu’il faut bouger pour se libérer, et qu’il faut bouger collectivement. 
Nous saluons le courage des femmes qui ont dénoncé les agressions et le harcèlement d’ hommes en situation de pouvoir et la vague de la campagne #MeToo#. Nous reconnaissons qu’il y a encore des femmes partout dans le monde qui n’ont pas pu dénoncer les agressions subies car c’est trop dangereux pour elles elles fuient la guerre ou leurs droits ne sont pas reconnus. Nous voulons démolir les systèmes qui permettent à ces relations de pouvoir et au patriarcat de persister, pour que plus aucune femme n’ait à craindre de perdre son emploi, sa réputation ou sa vie afin de vivre dans le respect et la dignité.
Ce mouvement de dénonciation s’est déclenché dans un contexte mondial de montée extrême du racisme du fascisme, de la guerre, de destruction environnementale et de génocide. Face à cette conjoncture de souffrance et de violence généralisée, les femmes disent c’est assez! Mobilisons-nous!
Finissons avec le système patriarcal et capitaliste qui nous opprime, qui se carbure à la violence contre nous et nos enfants, qui se nourrit de la guerre et de la militarisation, qui dépend de l’exploitation et de la croissance des inégalités.
Finissons avec les agressions impérialistes et colonialistes qui violent notre mère terre, entrant dans ses viscères pour arracher ses richesses les plus précieuses, la dévastant et la détruisant. Finissons avec le pouvoir impérialiste qui  viole également nos femmes, qui s’approprie de leurs corps pour les exploiter à son profit comme notre mère terre.
Nous refusons la logique individualiste capitaliste, qui prétend que tous les maux sont tributaires à l’individu.e, et que c’est à chacun.e de s’en sortir en travaillant plus, en prenant plus de médicaments, en étant plus compétitif.ve. Nous refusons les explications simplistes des causes du harcèlement sexuel et des agressions.  Ces actes doivent être compris comme étant résultante d’une masculinité toxique dérivant d’un déséquilibre de pouvoir genré. Cette inégalité entre les sexes est générée par le patriarcat qui normalise l’objectification des femmes et favorise une socialisation des garçons et des hommes reposant sur le sentiment d’être privilégié.
Nous refusons le racisme et la haine, la discrimination et le mépris! Nous croyons fermement que la société ne peut pas être libre et égalitaire si un groupe ou un.e seul.e individu.e est discriminé.e et exploité.e. La libération des femmes dépend de la libération de tout le peuple.
Nous respectons les luttes de chaque groupe de femmes – les priorités que nous nous donnons pour affronter nos problèmes – mais nous croyons aussi qu’il faut bâtir un mouvement fort et nous unir contre l’ennemi commun – le système capitaliste et ses défenseurs ainsi que le patriarcat.
 UNISSONS NOS VOIX ET NOS ACTIONS POUR DIRE C’EST ASSEZ!
Non aux coupures dans les groupes de femmes! Non à l’appauvrissement des plus pauvres de la société, au démantèlement du système de santé et des services sociaux, et de l’éducation.
Non à la guerre contre les peuples et les pays – non au commerce des armes et des équipements militaires! Non à l’envoi de nos jeunes à l’autre bout du monde pour combattre d’autres jeunes travailleurs et travailleuses!
Non aux agressions sexuelles, non aux viols individuels et collectifs, non à l’exploitation sexuelle des femmes, non aux mariages forcés, non aux viols en contexte de guerre!
 FEMMES DEBOUT!   UNISSONS NOS FORCES!    PRENONS NOTRE POUVOIR!
 VIVE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

mardi 23 janvier 2018

Sortons de l'ALÉNA !






Vendredi 26 janvier à 18:00

Association des Travailleurs Grecs de Montreal, 

Assemblée générale publique : La mobilisation contre l'ALÉNA.

Elizabeth Rowley, la chef du Parti communiste du Canada

Fred Jones, professeur retraité d'économie et syndicaliste

Événement en français
Organisé par le Parti communiste du Québec 

Lettre ouverte

des cinéastes et professionnel-le-s de l'audiovisuel au FIPA
(Festival International des programmes audiovisuel)
à propos du « Focus sur Israël »

Le FIPA (Festival International des Programmes Audiovisuel) qui se tient à Biarritz du 23 au 28 janvier 2018, a choisi de faire un « Focus sur Israël ».

Des cinéastes internationaux, et des professionnel-e-s de l'audiovisuel, adressent cette lettre ouverte à la direction du Festival, pour protester contre le choix du FIPA de s'associer avec le gouvernement israélien, alors qu'il intensifie l'occupation, la colonisation et le nettoyage ethnique du peuple palestinien, tandis que le point de vue palestinien est totalement occulté. Parmi les 100 premiers signataires : Ken Loach, Mike Leigh, Aki Kaurismaki, Rebecca O'Brien, Maï Masri, Elia Suleiman, Najwa Najjar, Avi Mograbi, Yousri Nasrallah, Anne-Marie Jacir, Michel Khleifi, Serge Lalou, Peter Kosminsky...


« Nous, cinéastes et professionnel-le-s de l'audiovisuel, souhaitons exprimer notre profonde préoccupation devant le fait que le festival FIPA, par son initiative « Focus sur Israël », choisisse de s'associer avec le gouvernement israélien et l'Ambassade d'Israël, alors que ce pays non seulement poursuit, mais intensifie l'occupation, la colonisation et le nettoyage ethnique du peuple palestinien. Ceci depuis maintenant de trop nombreuses années, alors que le point de vue palestinien est totalement occulté.

Nous nous interrogeons sur cette décision du FIPA de promouvoir l'Etat d'Israël, alors que l'on s'apprête à commémorer cette année les 70 ans de l'expulsion du peuple palestinien de ses terres.

Le « Focus sur Israël » au FIPA, qui choisit d'ignorer cette histoire, se déroule au moment même où Israël promulgue des lois racistes, accélère l'expulsion et la confiscation des terres des Palestiniens sous occupation et entrave la liberté de parole des citoyens arabes d'Israël.

Quel message signifie ce partenariat officiel avec Israël qui au mépris du droit international et contre la quasi-totalité des chancelleries -dont la France- veut l'annexion intégrale de Jérusalem pour en faire sa capitale ?

Quel message signifie ce partenariat officiel quand des dizaines d'enfants comme la jeune Ahed Al Tamimi sont incarcéré-e-s dans les prisons militaires et quand des centaines de Palestinien-ne-s sont emprisonnés sans jugements depuis des années pour certains ?

La décision du FIPA s'inscrit également dans la collaboration avec le gouvernement le plus raciste et le plus à l'extrême-droite de l'histoire d'Israël. Gouvernement qui considère la promotion de la créativité d'Israël à l'étranger comme un outil de propagande central de sa politique. Ou, pour le dire avec les mots du Directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères en charge de la promotion culturelle, Nissim Ben Chetrit, qui « utilise les productions culturelles israéliennes pour atteindre les objectifs politiques de l'État d'Israël. Ce même Nissim Ben Chetrit qui « considère la culture comme un outil de premier ordre pour la hasbara (propagande). En ce qui me concerne je ne fais aucune de différence entre la hasbara et la culture.”

Au regard de l'agressivité actuelle d'Israël dans ses attaques contre les civils palestiniens et leurs infrastructures, justifiées par ce même ministère des Affaires étrangères que vous avez choisi pour être le partenaire de votre festival, nous vous demandons, organisateurs du FIPA, de reconsidérer votre relation avec le gouvernement d'Israël, et de retirer votre partenariat avec le ministère israélien des Affaires étrangères et l'Ambassade d'Israël en France.

Choisir de faire un focus sur Israël en collaboration avec un tel gouvernement ne peut être considéré comme une position neutre. C'est un soutien, voire une complicité.

Si l'idée est de soutenir des réalisateurs israéliens ou de projeter des productions israéliennes, il y a d'autres façons de le faire que de traiter avec un Etat qui se place hors du droit et des conventions internationales.

Nous vous adressons cette demande par considération envers les cinéastes palestinien-ne-s qui ont perdu la vie ou des êtres chers dans les attaques militaires israéliennes.

Nous vous l'adressons en tenant compte des nombreux centres culturels, institutions artistiques et universités attaqués et détruits par les forces d'occupation israéliennes.
Nous vous l'adressons parce que nous sommes solidaires avec ceux qui sont assiégés, occupés, emprisonnés.

Nous espérons que nos collègues et amis du Festival FIPA se joindront à nous. »

lundi 22 janvier 2018

Invitation de la coalition Échec à la guerre

Soirée sur la Syrie

La Syrie est le théâtre d'une guerre extrêmement dévastatrice à laquelle le Canada a participé.

Pour mieux comprendre la genèse de cette guerre, le rôle du Canada, les nombreux acteurs en cause et surtout pour dépasser la lecture réductrice qui nous en est présentée,
le Collectif Échec à la guerre organise une soirée sur la Syrie.

Quand :  jeudi le 15 février 2018, 19h à 21h
Où :    Centre Saint-Pierre, salle 204

Conférenciers :   
Vincent Romani, professeur, département de Sciences politiques, UQAM
Guerre contre la Syrie : un carrefour globalisé d'hommes violents
Martin Forgues, ex-militaire et journaliste engagé
La politique de Défense du Canada: qu'en est-il en 2018?

Contribution volontaire